27/10/2006

BAFA

Je suis venue vous voir avant de partir, y avait personne ca vaut mieux comme ca, je savais pas trop quoi vous dire, croyez pas que je vous abandonne ....

Je pars demain matin pour ma formation BAFA; j'espere que ca va etre cool.

Semaine top, moins de 500kcal par jour enfin je me sentais bien ... vide ... J'ai peur pour cette semaine. La vie en collectivité enfin exactement ce qui me fait trés peur c'est la bouffe qu'on a en collectivité. C'est tout a fait normal, tout le monde a pareil pas de chichi et tout va bien. Mais je ne me sens pas la force de manger comme ca. Je cauchemarde deja dessus. J'imagine des pates qui baignent dans le beurre, tous les légumes trempant dans la sauce, les plats gras, et ce qui me terrifie c'est surtout les yaourts. Je mange toujours un yaourt a chaque fin de "repas" mais c'est toujours yaourt 0% et je ne peux plus en manger d'autre sans culpabiliser. Alors je pourrais pas en manger et sans yaourt je me sens mal !! C'est vraiment étrange comme sensation.

Enfin bref gros psychotage sur cette semaine qui s'annonce fatiguante et surement trés angoissante pour moi niveau bouffe. En tout cas il ne faut pas que je grossisse. Je perds du poids ou je reste mais je ferrais tout pour ne pas revenir avec des kilos en plus. Avec leur bouffe grasse ....

Je vous souhaite en tout cas des super vacances pour ceux qui en ont, sinon ben une super semaine de toute facon. Bisous a toutes (et a tous) et a samedi prochain. 

                                                                                 fleur

21:45 Écrit par F dans Tout Moi | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

23/10/2006

Anesthésie générale

Lutte interminable contre *elle*

Je tente désespérement de me remettre dans le droit chemin et petit a petit je maigris ... Je reviens écrire par besoin surement, comme appellé par mon instinct pour cracher ma douleur. Plus vraiment de commentaires, comme un peu oublié mais je suis toujours la.

Des pensées qui reviennent toujours au meme et unique sujet. Une haine et une colere qui vise toujours le meme etre (moi).

J'ai plus de mots, j'ai trop de maux. Mon esprit est submergé, mon corps, mes émotions et tout le reste sont anesthésiés.

Décalage horaire fatiguant : couchée 2h-3h du matin, levée 1h-2h de l'aprem. Une vie dans l'ombre, dans la pénombre, dans l'oubli et le silence.

Pas a pas, jour aprés jour je m'oublie, je ne fais plus attention a *moi* enfin a ce corps graisseux répugnant.

Des que je mange, je cours me faire vomir, plus rien n'est bon, tout est fade, tout est trop calorique, tout est interdit, tout est trop, tout est mal, je suis trop, je suis mal.

                                                            Quod2
Je ne veux plus sortir de chez moi, j'ai trop honte, je me sens trop minable et puis c'est plus possible, "GROSSE, OUI TU ES TROP GROSSE, TU ES IMPURE, TU ES LACHE, TU ES NULLE" me repete cette petite voix dans ma tete.
 
 Plus rien ne me va, toutes mes fringues me grossissent *mais est-ce vraiment le probleme* je pete totalement un plomb, tout me rend dingue, je voudrais jeter toute la bouffe que je trouve a la poubelle mais je ne supporte pas le gachis ("pauvre conne quand tu gerbes tu gaches").
Je me dis que je suis nulle, qu'il y a vraiment des gens plus malheureux que moi, qu'il faudrait que j'arrete de m'obnibuler sur ce poid, sur ce corps ... mais c'est IMPOSSIBLE. Je me leve chaque matin et c'est la seule et unique chose a laquelle je pense.
 
Il faut que j'arrive a dormir, demain on va surement m'appeller pour aller travailler, faire un remplacement dans les cantines. C'est pas magnifique ca une pauvre TCAienne travaille en tant que dame de cantine dans des écoles primaires et maternelles. Je sers des calories a des enfants. Je dois m'assurer qu'ils aient tous les meme portions, de faire attention aussi a des enfants un peu "boulimique" qui mangeraient "peut etre" trop.
 
Je ne me sens pas la force de faire ca demain. En faite je me sens la force de rien a part de faire du sport pour .... ben maigrir pour changer. D'ailleurs une amie de longue date que je n'avais pas vue depuis longtemps me propose de m'inscrire dans un club de fitness avec elle. Ca me tente pas mal, aller me dépenser, de défoncer au sport.
 
Dolce Gabana

 

00:10 Écrit par F dans Tout Moi | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

17/10/2006

Acharnement malsain

Journée de merde. Je suis pas allée à la fac. A la place je suis allée chez mon cousin, j'ai enchainé des films pouris et j'ai criser. Bouffer, engloutir de la merde. M'acharner a me détruire le bide en mangeant des trucs déguelasses. Quelle grosse vache merdeuse et conne je suis.

Mais crotte a la fin, avec toute la merde que je vis chaque jour, aprés toutes ces heures a vomir, a pleurer, a jeuner, à me détruire ... pourquoi je ne suis pas mince ?? Pourquoi je suis toujours aussi grosse. Et ma mere "c'est vrai que tu a deja été plus mince" ... "AAAAHHHAAAA mais normal je pesais 47,5 kg avant !!"

Encore une fois je me dis "allé, c'est fini maintenant tu vas disparaitre, tu vas devenir fine, mince, invisible, légere ..." Encore passer ma soirée a chialer, a désespérer. Déprimer, completement détruite par une journée gachée encore une fois.

Je ne sais plus quoi faire, j'en ai mare de souffrir comme ca, j'en ai mare d'etre aussi grasse.  

Mal au ventre, Mal au coeur, Mal au corps, Mal a l'ame, Mal en tout mon etre *impure*.

Haine infini envers moi meme, envers ce truc que je suis.

22:02 Écrit par F dans Tout Moi | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

16/10/2006

*Visite médicale* ou comment gacher ma semaine

Visite médicale a 11h30 ce matin, j'arrive en avance, poirotte pendant 3/4 d'heure-1 heure. Trouve un article sur l'anorexie, plus particulierement sur le "fléau des sites pro-ana" comme ils disent ... Puis ce cher medecin, que je déteste maintenant, me fait entrer.

Ils me posent plein de questions, on papotent et puis le "voulez vous bien vous déshabillez s'il vous plait" arrive enfin. Moi vous l'imaginez, super mal a l'aise de montrer ce corps horrible, je le fais. Il me propose alors "je vous laisse aller vous peser" . Je monte alors sur cette instrument de torture qui n'est pas le mien. Une balance des années 1950, ou ce genre de balance pour peser les cochons ou autres bétailles engraissés. Le resultat ne m'est pas visible seul lui, lui ce medecin avec sa balance de m.... peut voir ce p.... de chiffre.

Il me regarde et dit "55,5 kg, c'est votre poids habituel ?".*Une énorme envie de lui sauter dessus et le tuer*. Je le regarde completement subjuguée par ce que je venais d'entendre et lui dit mécaniquement mais hésitante "ben euh oui enfin oui" et dans ma tete un milliards de pensées et de cris se bousculent méchament. "Non, non pas du tout, ma balance ce matin m'indiquait 50,5 kg, ceci n'est pas mon poids il y a un probleme". J'ai faillit lui redemander de me peser, de bien re regarder, de me redire ...

Plus rien depuis n'est dans ma tete que ca. Cette ordure m'a bel et bien rajouté 5kg !! 5kg c'est enorme, ce poids c'était celui que je fesait avant. Coup de blues, dégouté de lui, de sa foutue balance dépassé et de mon corps graisseux.

La sienne ou la mienne ?? Quand j'ai dit ca a ma mere *en rigolant comme si c'était drole* elle m'a dit "oui c'est pareil chez mon docteur et puis je te dis, il ne faut suivre son poids que sur une et unique balance". Ok mais pour de vrai alors ?? Je pese combien ??

J'ai le moral au plus profond de mes chaussettes. Perdre ces 5kg de toute urgence comme ca je ferrais 50kg pour la sienne. Il n'est pas imaginable que je pese plus de 51kg. Plus jamais.

                                                               pitié

15:44 Écrit par F dans Tout Moi | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

15/10/2006

*Maux d'un soir*

féeUn pote m'avait proposé de venir a sa fete. Ses 20 ans, une grosse soirée, avec tout ce qu'il faut je suppose. Il m'avait laissé un message. Je ne l'ai meme pas rappelé. J'aurais pu y aller, revoir plein de copains que je n'ai pas vu depuis pas mal de temps maintenant. Mais nan, j'ai "préféré" rester chez moi ... seule.

Peur, peur du monde, des gens que j'y verrais, de tout l'alcool que je pourrais boire, de ces mecs bourrés qui pourrait venir me faire chier, peur d'etre la bas, de ne pas m'amuser, de flipper ... Rester seule, dans mon cocon.

Les doigts charcutés, rouges, roses, en sang ... nervosité, mal etre, stress. Un surplus de choses qui me rendent ... mal. Fumer un clope et aller se coucher.

Se dire que tout ca c'est ma faute, ma faute a moi seule. Ne meme plus ressentir de peine de ne pas aller faire la fete comme mes potes, comme tous les jeunes. Comme anestésié du monde, des émotions qui m'entourent. Je ne ressens plus que ce que j'ai en moi, ce qui me ronge ...

.Un petit mot d'un soir, un gros maux d'une éternité.

01:02 Écrit par F dans Tout Moi | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

10/10/2006

Encore

Me revoila, quelques heures plus tard. Dsl de revenir vous embeter. J'en peux plus, je sais plus quoi faire. Je ne sais plus extérioriser ce qui me hante.

Je pleure, et pour la 1ere fois depuis longtemps une larme est tombé, elle a coulé lentement mais surement tout le long de ma joue. Elle m'a fait du bien, j'avais l'impression de revivre, elle m'a rassuré. Je sais plus ou j'en suis.

Je suis tellement perdue, dégoutée de moi meme. J'ai besoin de tout relacher, j'ai besoin de tout crier. Mais j'y arrive pas, si seulement vous pouviez me voir, les yeux tout gonfler d'une journée de pleur. 49kg, encore beaucoup trop.

Mon alimentation se résume a tomate, graine de couscous nature, yaourt 0% et pain. Beaucoup trop de pain certe. Je sais meme pas pourquoi j'en mange. Je me sens tellement mal. Je pleure une fois par jour minimum. Je "mange" 2 fois par jour. Mais je voudrais tout simplement dormir.

J'ai mal, j'ai besoin d'aide, j'ai besoin qu'on m'aide a crier ma rage, a gerber ma honte, ma culbabilité qui me rongent de l'interieur. Vomir mon etre dans le lava[pa]bo. Moisir, pourir, vomir, hair, frémir, mentir. Gerber, pleurer, criser, craquer, écoeurer, priver, danser ...

Fée clochette ne vole plus, fée clochette est clouée au sol, prisoniere d'elle meme, enfermée dans ses maux, ensevelie sous sa peine, sa haine, rongée par la culpabilité de manger, d'etre, épuisée de lutter, fée clochette baisse les bras et se laisse sombrer dans le gouffre qu'elle s'efforce d'escalader. Trop c'est trop, fée clochette tombe, elle se laisse bercer par la tristesse, doucement flotter sur son petit nuage de colere. Fée clochette ne peut plus, ne veut plus, n'y arrive plus.

C'est l'histoire d efée clochette qui tombe du ciel, et a chaque metre elle se dit jusqu'ici tout va bien ... jusqu'ici tout va bien ... jusqu'ici tout va bien ... Mais l'important c'est pas la chute ... c'est l'attérissage.

"Celui qui se tue court aprés une image qu'il s'est donnée de lui meme : on ne se tue jamais que pour exister"  André Malraux.

23:50 Écrit par F dans Tout Moi | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

Profondément heurtée

Journée fatiguante enfin surtout pour les nerfs.

pikePeu de bouffe tant mieux, beaucoup de mots pour peu de sujet. La mort a rattrapé la vie, je suis completement stone de cette nouvelle. Je la digere mal, trés mal, j'imagine toujours pas que ca ai pu arrivé mais pourtant devant sa tombe fraichement refermé, j'ai pleuré. La terre encore fraiche, recouverte de fleurs, de toutes les couleurs,  de toutes tailles, magnifiquement fleuri pour un jour et un evenement tellement douloureux. Seule devant lui, seule pour pleurer, pour se souvenir et craquer. Le soleil, les oiseaux, le vent frais et une vue magnifique, tout est la. Mais lui ? Il se repose, il se repose sous des tonnes de fleurs, avec une vue sur les collines. Une croix et une petite pencarte "1988-2006" et ce sont ces dates, son nom qui font mal a voir. Trop loin, il est allé beaucoup trop loin, mais que peut-on vraiment faire. L'auto-destruction ne peut pas se controler autant que l'on pourrait le croire. Je suis dans une profonde tristesse, une mélancolie, plongé dans des souvenirs, un choc immence qui me renvoit a la cruauté de la vie. Pas de mot exact, pas d'expression, rien n'est juste, pas le courage de chercher. Un visage triste, un sourire encore absent, des larmes qui ont toujours du mal a couler, je sombre dans gouffre, je hais encore plus la vie. Comment peut-elle? Comment peu-elle nous faire aussi mal?

Nouvelle fatale, fée clochette tombe, de haut, de son nuage, son nuage noir, noir de honte, de culpabilité de haine. Fée clochette tombe de son nuage noir pour attérir dans un nuage ténébreux. Un nuage pus noir que noir, plus culbalisant, plus honteux, plus triste, plus moche, plun gros ... Plus envie de sourie, plus envie de rire, plus envie de pleurer, de manger, de criser, plus envie d'etre. Je voudrais juste rester la, a ne rien faire, a attendre que ca passe.

Je n'ai plus aucun courage, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase.

Un raz de maré submerge mon etre tout entier et m'ensevelit completement. Je perd espoir, je perd le courage, je perd l'envie de me battre, de continuer.

Je suis dsl, mes messages sont loin de faire preuve de bonheur et joie. Je n'arrive plus, je suis profondément heurtée, mal, triste. Et le pire c'est que dans tout ca la seule chose qui reste encrée en moi, c'est l'envie de maigrir.

                                                                             pleur

19:54 Écrit par F dans Tout Moi | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |