23/03/2007

Un jour presque comme les autres ...

Aprés une journée avec 2 compulsions horribles et avec des dégats qui se verront demain matin, je pleure un coup, je me tape, je me refous encore la culpabilité et la haine sur les épaules et je repars "souriante" au travail. Je rentre chez moi (il y a 30 min) et je panique, la bouffe, mes crises, le frigo, mes parents, le lava(pa)bo et la rage. Et puis comme ca tout sort. Mes maux sortent, des mots volent et explique tout en restant dans le flou ma détresse. PAs de mots violent mais juste de quoi comprendre.

Ma mere ne sait plus trop quoi dire, elle tente des petites phrases comme d'habitude fesant croire qu'elle sait de quoi elle parle mais sur ce coup la je l'ai stoppé net. Non cette fois ci elle ne sait pas, elle ne dira donc rien de plus qui pourrait me rendre hors de moi. Je profite de cette conversation pour manger.

Elle en vient donc au probleme, aux solutions. Elle veut que j'aille voir une diététicienne (j'ai dit que ca servirai a rien ... pour l'instant je pensais), et aussi un endocrinologue. Je ne sais pas si je suis prete mais au fond de moi je le veux, je veux retrouver du soleil, je veux avoir chaud, je veux arreter les compulsions, je veux simplement arreter cet enfer.

A tout probleme existe une solution, reste donc a la trouver, a la vouloir et a la mettre en oeuvre ... Est ce que je la veux ?

19:36 Écrit par F dans Tout Moi | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

18/03/2007

C'est pas une vie ....

.Me revoila pour gerber mes mots (maux).

Ces derniers temps j'ai beaucoup cracher ma haine, dans le lava(pa)bo entre autre. Toujours insatisfaite, j'ai renvoyer mon dégout de moi-meme dans les égouts. Toute gonflée et rouge, les larmes aux yeux et la balance prete pour le verdict. La sentence est trop dur et chaque matin je voudrais me rendormir pour toujours. Mes doigts sont completement charcutés, comme d'habitude c'est une horeur quand je suis dans mes periodes de compulsions. J'ai mal partout, des crampes et mes cheveux qui recommencent a me délaisser.

Plus je pense et réfléchis a mon passé, plus je me rend compte que ca fait trop longtemps que je vis sous l'emprise de mes démons. Etre une brindille puis etre "normale", trop normale d'ailleurs pour que je puisse l'accepter. Mes courbes, ma féminité refoulées encore et toujours. Je tente désespérement de faire des efforts, manger a table, avec mes parents, des habits plus pres du corps, des choses "féminines" mais quand je me vois c'est un désastre, je me dégoute trop.

Les miroirs feraient mieux de réfléchir avant de renvoyer les images.

Je n'arrive pas a faire comprendre mes appels de détresse muets. Je suis mal, beaucoup trop mal pour faire quoi que ce soit mais rien n'y fait personne ne le vois. Il est vrai que le propre de ces troubles c'est de le cacher et que je fais tout pour etre invisible. Je lance des petites phrases de temps a autre comme "on pourrait manger a table cette fois" (chez moi depuis que je suis seule avec mes parents on mange debout, devant la télé, dans la cuisine enfin c'est du n'importe quoi et ca m'aide pas). Mes parents ont fait l'effort 1 ou 2 fois mais bon c'est pas importants pour eux. Des que je range le frigo et la cuisine, ils ne respectent pas, pour eux c'est pas grave mais pour moi le frigo est un danger, tout y ai dégueu, répugnant et mélangé. Je voudrais batir des murs dedans pour separer les aliments.

Bref tout un tas de petits appels de phare pour faire comprendre, de mot muet pour expliquer, je voudrais tant qu'il devinne l'enfer que je vis, il m'est impossible de leur en parler, j'ai tenter mais c'est bon je laisse tombé. Je voudrais sortir du tunnel, retrouver le soleil.

 

Tous les yeux grands ouverts de ne rien voir.

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22:46 Écrit par F dans Tout Moi | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |