17/04/2007

Une guérison ? Toujours en prison.

Plus d'une semaine que je vomis minimum 3 fois par jour. Je vis un enfer et je suis physiquement et psychologiquement épuisée. Meme plus la force de me mettre sur mon vélo pour faire mes kilometres journaliers.

J'ai dit a ma mere que je voudrais etre pris en charge. Un énorme pas dans mon esprit et pourtant un si petit pas dans ma guérison. Je ne peux plus garder tout ca, je ne peux plus continuer a vivre ainsi. Aprés mon dernier exam qui est demain, je prends rdv avec un endocrinologue. Et puis le mieux serait que je puisse etre hospitalisé. C'est ma hantise, j'en ai tellement peur, je ne le veux vraiment pas, mais meme si je vois un medecin je sais que rester chez moi ne m'aidera en rien du tout.

Plus de 2 ans et demi que ces démons me pourrissent la vie. Le pire étant bien sur démoulimique. Et encore démorexie n'est pas bien belle non plus. J'ai mal, je suis fatiguée, elles m'ont vidé, rempli, détruit. Je suis un dechet sans vie qui tente désespérement de s'accrocher au bord de la falaise. Je tends ma main et depuis trop longtemps personne n'a voulu, ou n'a pu l'attraper. Cette fois ci je met toute la force qu'il me reste (pas beaucoup) pour sortir du gouffre. Et surtout tout faire pour ne pas y retomber.

Toujours dans ma prison froide et malsaine. Prison d'argent ternie et pourrie par le temps. Prison pleine de frisson, de depression, de restriction. Prison de corps et surtout d'esprit qui m'a emmené plus d'une fois tout au fond.

17:23 Écrit par F dans Tout Moi | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

14/04/2007

Souffrance

Les larmes aux yeux, la peine au coeur, la bouffe remplissant mon etre entier. L'estomac criant son mal, mes doigts ne demandant qu'a servir pour me rendre mieux. J'ai mal, trop mal, de partout, psychologiquement et physiquement. Je craque, je ne pex plus vivre comme ca. Un imc de 16,8 mais un souffrance qui elle ne diminue pas. CA fait 4 jours que je bouffe toute la journée et que je redonne tout. J'ai passé je sais pas combien de temps au dessus de mon lava[pa]bo. Et la c'est un énorme STOP que je reve de crier. C'est un SOS, un crie de rage et de détresse. Je n'attends que de pouvoir aller rendre visite a mon lava[pa]bo qui sait trés bien que je n'aurais pas pu passer la journée sans passer le voir pour la 3eme fois.

J'aimerais oser dire a mes parents qu'aprés mes exams je veux aller me faire soigner. Je voudrais avoir le courage de leur dire que oui je vais mal, que je souffre trop, que je ne peux plus vivre comme ca. Que oui j'ai peux etre un vrai probleme qui me bouffe la vie. Mes démons me mangent de l'intérieur. Ca fait une semaine et encore plus ces 2 derniers jours que je pense a en finir. Oui avaler tous mes anti-dépresseur, anti-douleur et autre anti chose pour aténuer vraiment la douleur jusqu'a m'éteindre. Quitter cet enfer une bonne fois pour toute. Je déclare forfait, mes démons sont plus forts. Malgrés mon courage et ma force, meme si j'ai réussi a me relever de plein de chose dans ma courte vie, ce combat est le plus dur, et lorsque enfin je sens que je me releve légerement mes démons sont la pour me récraser et m'enfouir dans un énorme gouffre.

Je reverais que l'homme que j'ai rencontré puisse etre la. Je voudrais qu'il soit la pour m'épauler, me tendre la main et m'aider a parcourir le long chemin qui m'attend. Je vodrais au moins qu'il soit la si je chute, qu'il soit pour me ratrapper au vol, m'empecher de m'effondrer dans ma douleur.

Je veux me sortir de la. NON les troubles alimentaires ne sont pas agréables, ils n'apportent que douleur et détresse. Si seulement avec ces quelques mots (maux) cela pouvait faire changer d'avis toutes ces filles qui veulent devenir anorexique (boulimique). Je dis quand meme boulimique car aprés l'anorexie arrive trés trés souvent la boulimie. Je me déteste, je déteste ce que je vis, je veux revivre.

Je n'ai personne autour de moi qui puisse m'aider. JE suis seule dans ma souffrance, seule dans mon enfer. Sur ce je vous laisse, j'ai rendez-vous avec mon lava[pa]bo pour vider mon remplissage que je juge de malsain et gargantuesque. J'ai peur, car je sais que encore en me vidant je vais sentir mon coeur faire sa ola, mon etre entier etre en transe et me suplier d'arreter de faire ca .... malheureusement je ne peux pas.

SOS

19:19 Écrit par F dans Tout Moi | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

11/04/2007

Une VRAI semaine de Bonheur ...

Une semaine de "vacances" (je travaillais quand meme) loin de ma vile, loin de mes proches, loin de mes racines et de mon enfer quotidien.

M'y voici, de l'air pur, des montagnes légérement soupoudrées de neiges, un grand soleil ou de gros nuages. Peu importe l'important c'est ce que j'y vis. Je rencontre l'homme de ma vie, des miliers de points communs, des envies, des projets, tout se concorde en laissant toujours quelques pas de différence pour laisser tout le plaisir d'écouter, de comprendre, d'imaginer et de vivre ce que l'autre déballe. De l'alcool a foison, encore et encore, un enivrement constant pour un sourire présent. Meme le jour sans boisson le rire est la.

La vie, oui la vie revenue en moi pour 8 jours. Presque pas de bouffe, "juste ce qu 'il faut", toujours une petite voix qui me repete que c'est trop gras, que je suis une vache ... mais l'homme, sa présence, ses mots qui couvrent légérement mes maux. Un retour avec environ 3kg en moins, pour un total de 47,5kg. Un bonheur. L'homme me désirant plus que tout, trouvant le toucher de mes os sensuel et féminin. Son corps contre le mien, l'amour pendant des heures. L'amour je dis bien car cela fesait bien longtemps que je n'avais pas coucher avec un homme sans me sentir objet et déchet. Du vrai plaisir retrouvé.

Le seul "hic" ce que nous voudrait dire. Beaucoup plus vieux que moi, mais le meme état d'esprit. Moi mature, lui toujours jeune. Nous sommes bien, nous rions, buvons, dansons, faisont l'amour, discutons ...

Le moment est a nous, et je ne voudrais jamais le quitter.

Retour trop brusque, larme aux yeux, coup de grosse déprime. Me voila retourné chez moi, avec toutes mes racines, mes proches, mes démons. Une crise, je vous écris et m'en vais vomir. Un cercle vicieux qui reprend, une haine, une rage, une envie et une destruction qui revient a la charge. Tout revient comme pour me dire "on ne t'a pas oublié, on t'a seulement laissé respirer"

Me voila, avec un imc de 16,8 pourtant toujours aussi grosse. Ici avec mon imc de 16,8 et toujours cette meme peine, meme souffrance mutilant mon etre entier. Non, malgrés tout ca, je suis toujours aussi triste, toujours aussi mal. Non ca ne s'arretera jamais, jamais jusqu'a la mort ... 

                                                    démonimages
 
 

19:17 Écrit par F dans Tout Moi | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |